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24.01.2013

Marions les ! Marions les !

littérature, politique, écritureEn introduction de mon véritable propos, j’en remets une petite couche sur ce qui fait bander les socialistes - qui ont sans doute grand besoin de stimuli pour ce faire - depuis leur avènement au pouvoir et aux forceps.
Il faut tout d'abord dire que ces socialistes-là ne l’étant nullement dans les faits se voient contraints de l’être dans les idées. Le mariage homosexuel est donc une idée qui présente pour l’épicerie socialiste l’avantage incomparable de briller telle une enseigne hautement progressiste, voire révolutionnaire. C’est l’abolition de la peine de mort de Mitterrand, qui, elle, était vraiment une sortie du Moyen-âge par le haut de la loi.
Une idée révolutionnaire qui arrive à se frayer un chemin pour rentrer jusque dans la tête des imbéciles, forcément, cesse de l’être au risque qu’explosent ces têtes. Et alors que le véritable courage, la révolution des mœurs, consisterait à abolir cette infâme procédure d’Etat civil qui renferme l’amour et la jouissance des caresses dans un carcan de droits et de devoirs, ces cons-là proclament l’enfermement pour tous et surtout pour ceux qui jusqu’alors s’aimaient différemment.
Si, depuis plus de quarante ans que nous jetons un regard critique sur la politique et sur l’évolution du monde, nous n’étions aguerris intellectuellement aux tours de passe-passe des pouvoirs capables de vendre une merde pour une orange bien parfumée, les bras nous en tomberaient. Ils ne nous en tombent pas. Nous sommes presque amusés de les voir mentir par gesticulations, comme des gosses de récréation pris la main dans le sac.
Ce qui nous amuse moins, quand même, c’est cette jeune femme joliment court vêtue, au minois de poupée Barbie, qui, elle, porte-parole de surcroît de tout un magma d’indécisions, prétend rayer de la carte des trottoirs de France toutes les putains et abolir une fois pour toutes le plus vieux métier du monde. Décidément, les socialistes n’arrivant pas à faire la pige au grand capital et aux diktats de la finance - si tant est qu’ils en aient eu l’intention ailleurs que dans leurs fiches publicitaires -, impuissants qu’ils sont à juguler la misère et l’ennui des gens, sont très préoccupés de ce qui se passe dans les profondeurs de leurs pantalons et de comment leurs administrés ont le plaisir de vivre leur plaisir !
Je n’aimerais pas faire l’amour avec une socialiste ! J’aurais bien trop peur de commettre une faute punissable!
Car on croît rêver ! Bientôt, le pauvre bougre esseulé dans une ville sans âme et sans humains à qui tendre la main, en plein désarroi d’humanité et qui ira acheter l’illusion d’une demi-heure de tendresse dans les bras d’une professionnelle, sera un délinquant aux yeux de la prude ministre et devra répondre de son intempestive bandaison devant un chat fourré somnolent, le coude négligemment appuyé sur un code pénal.
Elle se fout du monde, hein ? Est-ce que par hasard ces filles ne lui rendraient pas une image négative, pas propre pour un sou d’elle-même parvenue au pinacle du spectacle politique à peine sortie de l’œuf et n’ayant jusqu’alors rien prouver sinon un certain talent à grenouiller dans les coulisses, au point qu’elle veuille les supprimer du champ social ? Ça n’est pas impossible, après tout. Supprimez mon image, vous supprimerez mon fait !
Misère !
Et comment vendre cette bouillie à un électorat béat ? C’est fort simple, en se faisant, en bonne  socialiste de l’amalgame, l’avocat de la veuve et de l’orphelin : les putains sont toutes des filles tombées dans le ruisseau et sous la coupe d’immondes proxénètes qui les exploitent, les battent et tirent profit d’un infect commerce.
Si le fait existe, madame, c’est que vous n’arrivez pas à faire respecter la loi et que, conséquemment, vous n’avez rien à faire là et surtout vous êtes incompétente pour prétendre en pondre de nouvelles, lois. Car le proxénétisme - délinquance effectivement abjecte - est interdit et fortement puni par la justice.
Mais vous ne connaissez absolument rien,
sinon ce que vous savez de vous-même, aux filles que vous voulez supprimer et vous jetez le bébé avec l'eau du bain. Et celles qui exercent leur petit métier de marchandes de plaisirs éphémères vous envoient certainement, avec toute l’éloquence populaire dont elles font parfois montre, les cinq lettres.
Mais soyons rassurés, nous autres, les méchants et les pervers. Les filles de joie existeront bien après que cette ministre de la feinte pudeur aura disparu du champ magnétique des mascarades et compromissions politiques.
Elle ne sera passée par ici, somme toute, que pour se couvrir de ridicule aux frais de la République.
Et gageons dès à présent que si les filles produisaient au fisc des déclarations en bonne et due forme, avec factures détaillées et nature des prestations fournies, le missionnaire à 5,5 % de TVA, par exemple, la fellation et la levrette à 20%, le cunnilingus et la sodomie, produits de luxe, taxés à 33%, madame la toute jeune ministre laisserait tomber le masque, mettrait sa morale dans sa poche et se retrouverait la première proxénète du royaume.



11:25 Publié dans Acompte d'auteur | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : littérature, politique, écriture |  Facebook | Bertrand REDONNET

Commentaires

Bravo ! sans les putes, étant moche, con et névrosé, j'aurais fini en délinquant (tentatives de viol et autres). Merci les prostituées ! souvent bien aimables, souvent humiliantes parce qu'humiliées, certes, mais qui m'auront permis de survivre à peu près. Les femmes, elles, n'ont jamais aucune difficulté à trouver des partenaires, et ne voient aucun problème à se masturber à tire-larigo en fourguant des leçons de morale aux pauvres porcs que nous sommes. Mais il se trouve que les hommes réagissent autrement, non pas qu'ils aient "plus de besoins", autre absurdité, mais parce qu'ils les abordent autrement, car n'en déplaise à certains, l'homme et la femme réagissent différemment, eh oui, comme c'est bizarre... Merci pour cet excellent article.

Écrit par : collignon | 24.01.2013

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J'aime beaucoup la description que vous faites du mariage; j'ai toujours été contre le mariage, d'ailleurs je ne me suis jamais mariée. Le mariage m'a toujours donné la sensation d'un emprisonnement légal alors qu'une relation librement voulue et consentie est beaucoup plus vivifiante...

Je n'ai rien contre les putes et leurs clients mais je suis contre les proxénètes: ceux sont des esclavagistes!!!

En écho au propos de collignon "l'homme et la femme réagissent différemment" et pour un autre regard sur les rapports entre hommes et femmes,il faut lire l'essai de Nancy Huston "Reflets dans un œil d'homme" - Acte Sud.

Pour une fois où ma petite bibliothèque municipale m'a fait découvrir un livre détonnant, je vous le conseille.

Écrit par : La Zélie | 24.01.2013

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Collignon, bonjour. Je ne l'aurais pas dit comme ça sans doute, mais je comprends parfaitement ce que vous exprimez.
Bonjour La Zélie, les petites bibliothèques municipales, ça sert à ça aussi et surtout. faire découvrir ou relire des livres dont on ne parle plus.
De toutes façons, ceux dont on parle sont souvent muets de l'intérieur

Écrit par : Bertrand | 24.01.2013

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"Il faut tout d'abord dire que ces socialistes-là ne l’étant nullement dans les faits se voient contraints de l’être dans les idées."
L'art de tout dire en une phrase, d'une intelligence féroce.

Écrit par : Georges | 24.01.2013

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