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mercredi, 25 juin 2008
L’humour de Brassens au quotidien
Pierre Cordier, ami et photographe de Brassens, encouragé par ce même Brassens « à suivre un chemin encore mal fréquenté et plein d’escarpements », est inventeur du chimigramme.
Il a travaillé aussi sur des hommages à Michaux.
Dans son bouquin « Je me souviens de Georges » il confie qu’il reste persuadé que si Georges avait eu une alimentation un peu plus saine, plus équilibrée, la Faucheuse ne serait pas venue si tôt moissonner son dernier jour.
Georges Brassens est mort, à soixante ans, d’un cancer du colon qui s'est généralisé.
On connaît les années de vaches maigres de l’impasse Florimond, Brassens attendant pendant plus de sept ans que quelqu’un daigne venir jeter un coup d’œil sur son travail.
Ça viendra.
En attendant, ce sont des années où Georges ne mange que des conserves et des pâtes. Il grossit outrancièrement.
Ses amis, qui ne l’appellent plus que « Le Gros » s’inquiètent, enfermé qu’il est à longueur de journée à lire, lire, lire encore, et à écrire, écrire, toujours écrire.
On sait aussi que le succès étant venu, cet homme qui n’a par ailleurs pas changé grand-chose à ses habitudes s’est tout de même acheté une maison, une gentilhommière à Crespières…
Il y allait de temps en temps…Il paraît qu’il s’y ennuyait.
Un jour donc, Cordier et un autre ami, voulant faire plaisir à Brassens, débarquent à Crespières avec des cageots de mirabelles toute fraîches, achetées au marché.
Ils sont accueillis par des railleries amicales, des plaisanteries du poète qui descend précipitamment à la cave et qui leur dit en substance:
- Moi aussi, j’en ai de belles mirabelles...
Et notre homme de revenir avec des bocaux de conserve de prunes. Les meilleures conserves selon lui.
Pierre Cordier a récemment lu un ouvrage sur la diététique, l’hygiène alimentaire…
Il veut argumenter et commence ainsi son propos :
-Tu sais, Georges, j’ai lu un livre qui…
Et Brassens de l’interrompre aussitôt en signe de renoncement :
- Alors, si t’as lu un livre…
L'art culinaire chez Brassens :
14:31 Publié dans Brassens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature



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