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17.07.2016

Une vieille Dame aux abois

jm.jpg Dans les déclarations du ministre français de l’intérieur, il y a - dix millions de fois hélas ! - un aveu terrible; un aveu désespérant que je crains depuis fort longtemps mais que je n’ose même pas me formuler, tant il peut être lourd, très lourd de conséquences.
Cet aveu est : «Le tueur nous était inconnu, il s’est radicalisé rapidement.»
Je n’en dirai pas plus. Comprenne qui voudra avoir le courage de comprendre.
Comprenne aussi qui aura le courage de voir dans quel bourbier s’est foutue la vieille France et quels risques mortels elle court.
Trois massacres en dix-huit mois... L'exaspération, la peur, l'inéluctable, l'humaine haine, peuvent prendre le relais de l'intelligence et conduire tout droit à la guerre civile.
Elle est déjà dans les têtes, confuse, cette désolation !
Et ce ne sont pas les abjectes déclarations et coups de menton répugnants d'une droite de plus en plus nécrophage qui vont apaiser les esprits. Juppé, le singe démocrate, le chafouin, le condamné pour magouilles chiraquiennes, le vieillard patelin et revanchard, a tombé le masque !
Chacun sait pourtant, qui lit l'Exil des mots, quelle sympathie m'inspirent les socialistes au pouvoir...

Mais elle s’en sortira, la vieille France !
J’en suis certain.
Quand on a derrière soi une histoire comme la sienne, quand on a traversé d’autres tempêtes, fait face à d’autres cyclones, vaincu d’autres cataclysmes, montré au monde quels étaient les chemins qui menaient à la dignité, qu’on a été mille fois trahi par les siens, on ne baisse pas les bras et la tête devant une nouvelle catastrophe parce qu’on sait que l’histoire en est pétrie, à intervalles plus ou moins réguliers.
Et que les petits peuples «soi-disant resplendissants» d’aujourd’hui, peuples qu'elle a aidés, soutenus jadis contre l'adversité, et que j’entends maintenant avoir plaisir à la plaindre - car on plaint toujours avec plaisir un plus grand que soi qui trébuche - s’en souviennent : La France se relèvera. Elle a dix siècles de confrontations avec l’Histoire de plus qu’eux !

Il lui faudra cependant peut-être relire – ou lire - avec attention quelques pages d’un de ses plus grands enfants et apprendre ainsi - ou réapprendre - à penser et vivre la réalité autrement que maquillée par l’idéologie :

 «L’islamisme avançait vers l’Europe ; en même temps que Saladin prenait Jérusalem, les Almohades d’Afrique envahissaient l’Espagne, non pas avec des armées comme les anciens Arabes, mais avec le nombre et l’aspect effroyable d’une migration de peuple. Ils étaient trois ou quatre cent mille à la bataille de Tolosa. Que serait-il advenu du monde si le mahométisme eût vaincu ? On tremble d’y penser. »

Jules Michelet,  Histoire de France, Le Moyen âge, Tome 2 - Livre IV.

Or, on peut tout dire de Michelet. Et quand on est un indécrottable idiot ou un pervers qui poursuit un inavouable dessein, on peut même dire qu’il était islamophobe, n’est-ce pas ?

 

11:02 Publié dans Acompte d'auteur | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : histoire, écriture |  Facebook | Bertrand REDONNET

Commentaires

Ce n'est pas la France elle même qui contenait les musulmans, mais l'Église et les princes chrétiens qui faisaient leur boulot en Europe. Le République, au contraire est allée les chercher... Elle n'est pas une vieille dame, elle, mais une très jeune fille, très conne.
Quant à la France de l'époque, elle avait encore des frontières, une monnaie, une Église, une conscription, toutes choses qui ont été détruites. Aujourd'hui nous avons des élections sous contrôles, des partis, des médias, des loges et des think-tanks.. En bref, cette vieille France dont tu parles, et que les hommes du XIXe appelait "l'ancienne France", elle a été tué par la jeune. Au moins la Pologne et l'Italie ont-elles su conserver leur religion d'état, et l'Angleterre a eu l'intelligence de garder sa reine et foutre le camp de "l'union".
La responsabilité de Hollande et de la gauche collabo qu'il incarne dans cette abousement final est entière
C'est à la fois à vomir et à pleurer.

Écrit par : solko | 17.07.2016

Par « vieille dame » j’entendais une nation née avec les Gallo-romains, les Francs puis Clovis, pas avec Robespierre…
Ça me semblait clair.
Robespierre ne fait pas moins partie de son histoire, celle-ci ne se triant pas comme les lentilles, avec les fruits qui nous conviennent d’un côté et les petits cailloux de l’autre.
La responsabilité des socialistes, oui. Mais guère plus que celle de Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac et l’autre excité du bocal, avant-dernier du crû frelaté.
L’Histoire ne produit pas la barbarie du jour au lendemain, en un coup de cuillère à pot, Roland. Le drame actuel a, pour une part, ses racines dans l’abandon progressif des politiques arabes de De Gaulle au profit d’un sionisme aligné sur Washington.
Ceci dit très, très schématiquement, bien sûr.
Et on peut être pessimiste : car personne parmi tous ces bouffons (et bouffonnes, note bien) qui prétendent au trône, personne parmi ces oligarques n’a le moindre début de solution dans son petit calepin.
J’ajoute – mais tu connais ma position sur le sujet – que si l’église n’avait pas extorqué les populations, léché les pantoufles des puissants, fait et défait les rois, asservi les consciences, volé le pain dans la huche du pauvre pendant 10 siècles, la franc-maçonnerie n’aurait eu aucun rôle à jouer dans l’histoire et même ne serait jamais née.
Tu oublies souvent, quand tu parles du monde, de faire jouer la puissance énergétique des contraires…
Alors parle-moi du Christ, ( c’est mon poète préféré disait Brassens et dans sa bouche le mot est admirable), parle-moi du caractère essentiel du christianisme, mais pas de cette saloperie d’institution censée depuis 21 siècles en représenter sur terre la gloire !
La Pologne, par exemple, est catholique jusqu’à en être démonstrative simplement parce qu’elle a été sous la botte communiste pendant 50 ans… Sans quoi,- je commence à les connaître - les Polonais ne seraient pas plus fervents catholiques que ne le sont les Français… Crois-moi. D’ailleurs leur foi abdique bien souvent devant les attraits paradisiaques du consumérisme et leur morale n’est pas plus reluisante que celle des Français.
J’ajoute que leur relative aisance du moment n’est due qu’aux capitaux étrangers (75 pour cent de ce qui circule intra muros) et aux fonds européens dont ils sont, parmi les 27 pays concernés, les plus grassement rétribués… Alors…
Les contraires, Roland, les contraires…
Tiens, un autre contraire agissant, pour revenir en France : l’Etat de droit est censé avoir pour idéal la protection de ses citoyens. Hé ben aujourd’hui, les citoyens sont massacrés parce que, justement, l’Etat de droit est coincé dans ses propres filets et aux prises avec les contradictions de ces grands principes idéologiques, fondés sur une naïveté déconcertante.
Un exemple des plus fâcheux : Le mec qui a participé au massacre de 130 personnes en novembre porte aujourd’hui plainte contre l’Etat parce que, avec sa vidéo surveillance, celui-ci ne respecte pas les règles de droit ! Ce même mec a obtenu l’aide judicaire pour se payer un ténor du barreau, aide refusée à des millions de SMICARDS quand ils ont besoin de se défendre. Ça, je ne le sais que trop. A mes dépens.
Stop ! Et trouve moi un connard de politique pour pointer du doigt l’énormité de la contradiction. Tous ont dans la bouche « le droit, le droit », comme une merde avalée de travers !
Alors, oui, Hollande et consorts sont des C…. Mais pas plus, ni moins, que n’importe lequel de leurs contradicteurs du moment.
Tout n’est pas si simple et seuls des esprits simplets – ou intéressés à la confusion - peuvent faire mine de mettre le doigt aujourd’hui sur la vérité du chaos dans lequel nous nous enfonçons.
Reconnaître que nous n’avons pas de solution toute faite serait déjà faire un grand pas en avant vers une issue…
Mais il faut pour cela de l’humilité dans un moment qui n’est qu’historique, c’est-à-dire fondamentalement contradictoire, mouvant, éphémère à l’échelle du temps, et aux causes et conséquences multiples.
Bien à Toi…

Écrit par : Bertrand | 18.07.2016

Il n'y a pas que les contraires qui dégagent une puissance énergétique, mais aussi les nuances...
Chercher un responsable au temps présent est presque une offense à l'Histoire. Bah, nous ne sommes que de passage...

Écrit par : ArD | 18.07.2016

Je ne confonds pas le Christ et les hommes d'église, à commencer par le premier, ce Pierre censé être de pierre et dont le pontificat improvisé fut pour le moins, de reniements en "quo vadis", houleux et discutable. Je n'oublie cependant pas que, sur la base du discours des Béatitudes du Christ, l'Eglise a créé en Europe des écoles, des collèges, des orphelinats, des hôtels-dieu, de nombreuses œuvres de charité quand elle était seule à pouvoir le faire. Le discours luthérien contre l'Eglise de Rome a certes des fondements, mais il est en grande partie focalisé sur l'agissement de certains papes et prélats, en oubliant l'action spirituelle de millions de moines, curés, religieuses et laïcs dont bon nombre furent massacrés sans autre procès par des révolutionnaires grandement fanatisés. Et même ces papes honnis par Luther, on leur doit Michel Ange, Bernini, Caravage, Rubens et tant d'autres. Rajoute toute la spiritualité dominicaine, ignacienne,franciscaine, les sacrements et le grégorien, et l'argumentation de Luther parait bien pauvre. Surtout quand on voit le capitalisme fondé sur les taux d'intérêts et l'individualisme sectaire qui naquit du protestantisme prôné par ce monsieur; et ne parlons pas de la culture musulmane dont on nous rebat ici les oreilles.
Toute imparfaite et constituée de "pécheurs" (comme elle le dit) qu'elle fut, le fait de s'obliger à sans cesse revenir vers le Christ a permis à l'Église de traverser somme toute les siècles sans être absolument ce que ses détracteurs disent d'elle.
Un vis à vis très intéressant, et très significatif à ce propos, demeure celui du franc-maçon Bonaparte (qui créa le Grand Orient en Italie pour mettre la main sur les états pontificaux) et Pie VII, un de mes papes préférés, homme de plus grande valeur et de plus grande intelligence que l'Empereur puisqu'il restaura Rome quand Napoléon perdait Paris, et qui aura eu beaucoup moins de sang sur les mains, c'est le moins qu'on puisse dire.
Depuis que je me suis plongé dans l'histoire de l'Eglise, je m'aperçois que l'école et l'université républicaines nous en ont soigneusement tu la meilleure partie pour n'en retenir que les points négatifs (inquisition, sorcières, cas Galilée, et le fameux discours luthérien sur les indulgences...) Elles passent, par exemple,le soutien apporté par pas mal de papes à de nombreux scientifiques.
Pour tout catholique, l'Eglise (pas les hommes d'église, j'entends) reste un mystère en tant qu'acte de foi est indissociable du Christ: toutes les sectes christiques ou évangéliques, par exemple, montrent que le Christ ne survit pas dissocié de son Eglise. Réduit à une théorie humanitaire pour bisounours, l'enseignement de ses sectes se métamorphose en une idéologie qui se fige et se tarit, incapable de traverser les temps, comme le fit l'Eglise. C'est pour cela que je faisais référence au bon travail qu'elle avait fait en maintenant durant des siècles l'Islam hors de l'Europe. Car toute l'histoire de l'Islam le prouve : il n'est pas compatible avec le christianisme dont il s'est donné pour mission l'éradication pure et simple (lire le Coran). C'est pourquoi je rage plus spécialement contre la gauche laïcarde car c'est elle, plus éloignée du catholicisme que la droite et totalement dénuée de culture théologique, qui par tactique inconsciente (la fameuse tactique Terra Nova) a endormi les Français sur le danger que représente l'Islam sur le sol national. Avec Khomeiny, on a vu ce que donnait une république islamique. Avec les saoudiens ce que donne une monarchie islamique. Avec Erdogan, on découvre les joies de la démocratie islamique. Tout ça pour découvrir que le problème,c'est l'Islam; ce que n'importe quel chrétien qui connaît les Evangiles et a mis son nez dans le Coran a compris depuis longtemps. L'Islam n'est compatible avec rien d'autre que lui-même.
On aura forcément l'occasion de reparler de tout cela, hélas. Car j'ai bien peur qu'on doive se traîner les musulmans jusqu'à la fin...

Écrit par : solko | 18.07.2016

Attention Bertrand, vous allez être fiché S si vous persévérez à héberger de tels commentaires (!)

Écrit par : ArD | 19.07.2016

Chère ArD,

Allons bon ! Voilà un commentaire guère nuancé, du coup !

Écrit par : Bertrand | 19.07.2016

Cher Bertrand,

Le boa est dans la glacière (!)

Écrit par : ArD | 19.07.2016

Bonjour Solko,

Pouvez-vous me dire par qui est écrite cette histoire de l’Église dans laquelle vous vous êtes plongé ?

Écrit par : Michèle | 22.07.2016

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