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17.09.2014

Contradictions cohérentes

Depuis mes années de lycée, ma première barbe contestataire, mes premiers livres dits subversifs, la rencontre avec mes premières amours, j’abhorre la bassesse du monde politique alors que rares sont les jours où je ne pense pas à ce monde politique.

J’aime la camaraderie, l’amitié, l’ambiance bon enfant, les tapes fraternelles sur l’épaule, la complicité avec un frère humain… et c’est par amour que je me suis éloigné de trois mille kilomètres de toute possibilité d’amitié.

Je ne déteste rien moins que les intrigants et les intrigantes et je m’y intéresse beaucoup parce que, justement, ils m’intriguent.

Quand je rencontre une de mes qualités – j’en ai quand même quelques-unes – chez un autre, je la trouve fade, voire superflue. En matière de qualité, il me faut de l’inédit.

Je voue à la chance d’exister un véritable culte, j’éprouve un immense bonheur à vivre et chaque jour je raccourcis ma vie d’une dizaine de cigarettes accrochées aux lèvres.

Je voudrais un monde plus juste, plus humain, plus sensible et lorsque je m’imagine ce monde je me dis que je n’y ferais sans doute pas autre chose que ce que je fais dans celui-ci.

Quand je me fantasme riche, riche à millions à ne savoir qu’en faire, je me vois en train d’en redistribuer partout à ceux qui souffrent du manque d’argent. De cela, je suis certain, je le ferais. Je me vois monter une fondation, financer une foule d’initiatives généreuses, bref, inverser l’usage courant du fric, le détourner de son cours..
Et il m’arrive d’avoir un geste agacé pour un mendiant dont la main ne me réclame qu’une misérable pièce.

Je suis athée. Athée depuis le début. Et je pense en même temps que si la mort est véritablement la fin de la vie, alors, forcément, logiquement, intrinsèquement, il est absolument inconcevable que la vie n’ait pas été, elle aussi, la fin de quelque chose.
Parce que nous ne sommes pas qu’une machine montée de toutes pièces, ces pièces-là fussent-elles un spermatozoïde, un ovule et un hasard.
Il faut laisser cela à ceux qui du matérialisme réponse-à-tout ont fait un dieu, bref, il faut laisser cette idée à ceux qui n'en ont pas.

09:57 Publié dans Acompte d'auteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, écriture |  Facebook | Bertrand REDONNET

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