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01.01.2012

Villon en Polonais : un impérieux besoin

francois-villon--georges-brassens-et-francois-rabelais.jpgJe chante souvent sur ma  guitare, "La ballade des Dames du temps jadis.»
J'ai même composé - commis plus exactement - une  musique pour l'autre célèbre ballade de Villon,  "Ballade des pendus", dont je rappelle que le titre est ridiculement figuratif et fort tardif, du XIXe je crois, même s'il  est vrai que celui qu'en avait donné Clément Marot dans son édition  complète de 1533 avait besoin d'être quelque peu épuré.
Jugez-en par vous-mêmes :
Épitaphe en forme de ballade, que feit Villon pour luy et pour ses compaignons s'attendant à estre pendu avec eulx.

Il arrive donc que D. suive, cependant que je chante - z'avez-vu comme c'est bien dit, ça , hein ? - la traduction polonaise qu'elle possède dans un ouvrage intitulé  "Wielki Testament ", Le  Grand Testament.
C'est une très belle traduction.
Elle est de Tadeusz Żeleński-Boy, un médecin qui eut l'idée, le besoin impérieux,  selon ses propres dires, de lire et de traduire Villon pendant la première guerre mondiale, mobilisé qu'il était dans un hôpital de campagne Autrichien et évidemment témoin direct des atrocités de la grande boucherie.
Un médecin en campagne, un érudit, un humaniste et qui, sans doute, a trouvé dans cette poésie la force de rester un homme.
Plus tard, en 1922, Tadeusz Żeleński-Boy a reçu les palmes de l'Académie française pour ses traductions de Molière. Responsable de la littérature française à l'université de Lwów - en actuelle Ukraine - il sera, comme la majeure partie des hommes et des femmes de l'intelligentsia polonaise, torturé et assassiné par les Nazis.
Emotion et respect.

08:00 Publié dans Acompte d'auteur | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature |  Facebook | Bertrand REDONNET

Commentaires

Beaucoup se sont sortis de l'enfer de la guerre ou des camps en se récitant des poêmes mais celui qui a le mieux expliqué quelle réflexion il a menée pendant les atrocités est Jorge Semprun, je ne vous apprend rien
amitiés A.M

Écrit par : Anne-Marie Emery | 21.12.2010

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