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04.08.2008

Humains, icy n’a point de mocquerie,

 P1090015.JPGBon, vous avez vu ? Juillet est fini.
J’étais pas en vacances.
Pour la bonne raison que j’ai décidé de passer le reste de ma vie en vacances. C’est pas si facile qu’on pourrait le croire de passer sa vie en vacances, de ne pas participer à la croissance.
Ça demande même plus d’efforts que d’y participer. Mais ce sont là des efforts agréables. Des oxymores de saltimbanques.
Surtout quand on n’est pas à la retraite, qu’on n’a pas encore l’âge et que même si on l’avait, l’âge, on serait quand même gros jean comme devant parce qu’on n’a pratiquement rien donné dans l’escarcelle de la solidarité sociale.
On n’y a pas pensé. On musardait. On chantoit des âneries. On regardait par la fenêtre. On a même cru, un moment, à des utopies qui disaient que le monde allait devenir humain. C’est malin !
Travailler plus pour gagner plus, qu’il disait, l’autre. On aurait pu lui rétorquer, quand même, qu’on perd sa vie à vouloir la gagner.
Mais l’époque a perdu l’odeur des bons mots incisifs. Alors, on l’a laissé dire.
On laisse tout faire et tout dire.

Tenez, comme ça :

Depuis le début de l’été,  je fais régulièrement le tour des blogs amis.
"Fermeture estivale", "Pause estivale", "Pause tout court", "Nous sommes momentanément absent", que je lis.
Humains, icy n’a point de mocquerie,  mais j’ai l’impression des fois de faire le tour des boucheries-charcuteries, boulangeries-pâtisseries ou autres papeteries.
Fermé pour congés annuels.
Si c’était pour cause d’enterrement, encore. On compatirait en silence.
Alors je me suis dit que j’étais un mauvais  bloggueur. Encore sur la marge.
Parce qu’un vrai bloggueur, ça a des congés.
Sans solde sans doute,  mais des congés quand même.

Ah, vivement les feuilles jaunies et qui dansent sous les premiers brouillards des équinoxes, vivement le vol plané des grands migrateurs, les odeurs humides des bolets, la lumière oblique des matins, que les blogs requinqués, plus forts de leur repos, la mine poupine, l’esprit plus vif que jamais, nous offrent les bonnes résolutions poétiques des rentrées.
Parce que la poésie, la réflexion, la critique, les coups d'gueule, l'écriture du monde, c’est à la rentrée que ça se passe.

Mais pour rentrer, faut être sorti.
Sais pas comment  j’vais m’en sortir, de cette rentrée.
J’aurai rien à dire. J’ai rien vu.

Humains, icy n’a point de mocquerie...

13:54 Publié dans Acompte d'auteur | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : littérature |  Facebook | Bertrand REDONNET

Commentaires

Après la 2CV rouge de François, la Tico de Bertrand...
Et nous, nos plus belles vacances, c'est croiser la route des saltimbanques et leurs oxymores.

Écrit par : michèle pambrun | 04.08.2008

Mais priez Dieu que tous nous veuillent absoudre...

Écrit par : solko | 05.08.2008

Bertrand, pour ceux qui sont en vacances et ceux qui n'y sont pas, pourriez pas nous mettre un petit morceau d'poèm' chanté par vous ? A vot' bon coeur...

Écrit par : michèle pambrun | 05.08.2008

Why not ? j'en ai un sous la main...Sous l'oreille, plutôt..
Mais faut que j'demande au copain Yves, le musicos qui a fait la musique..
Affaire à suivre...

Écrit par : Redonnet | 05.08.2008

"On a même cru, un moment, à des utopies qui disaient que le monde allait devenir humain. C’est malin !" Tu l'as dit que c'est malin. Visiblement, ce monde plus humain n'est pas pour demain.

Pour la "pause estivale" de mon blogue, désolé, mais c'est le seul moment pendant lequel je ne me fais pas exploiter par la Société, alors... Un peu de soleil du Sud, un peu de montagnes et surtout beaucoup de vin rosé bien frais, cela ne fait pas de tort.

Quant à toi, je ne me tracasse pas. Même sans vacvances, je sais que "la poésie, la réflexion, la critique, les coups d'gueule et l'écriture du monde" seront quand même au rendez-vous.

Écrit par : Feuilly | 10.08.2008

Les commentaires sont fermés.