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28.02.2015

Embrouilles

la-taupe-sortant-de-sa-galerie_m.jpgPensez-vous qu’un dictateur, aguerri à toutes les ruses et à tous les complots politiques, puisse être assez ballot pour faire assassiner son opposant principal juste sous ses murs, à deux pas de son bureau présidentiel ?
Personnellement, cela me semble, de prime abord, tout simplement grotesque. Vraiment.
Mais, comme je présume hélas des machiavéliques combines des pouvoirs en place partout dans le monde, de quelque couleur qu’ils soient, je me demande si, justement, en conférant au crime une allure aussi improbable, on n’a pas voulu se doter d’un imparable argument.
Je veux éliminer quelqu’un, par exemple… Bon, je cherche un traquenard secret à lui tendre, je me pare d’alibis solides, indémontables pour le jour du forfait, je le fais exécuter à Paris alors que je suis moi-même à Varsovie. Je ne sais pas, moi, n'importe quoi…
Mais, de toute façon, je serais soupçonné, je le sais bien… Alors, le mieux c’est de rendre l’évidence encore plus évidente, jusqu’à l’invraisemblance : je le fais exécuter dans mon jardin, un soir où, justement, j’ai rendez-vous avec lui pour dîner.
Comme les flics savent que je suis matois, retors et rusé, ils ne vont pas me croire assez con pour avoir commis une telle bévue.

Deux solutions, donc.
Et peut-être une troisième.

J’ai des ennemis puissants qui veulent ma peau. Ils savent que j’ai, autrement qu’eux, un ennemi acharné… Ils le tuent pour que j’endosse le crime.
Trop évident. Cousu de fil blanc. Rouge, plutôt.
Alors, ils raisonnent comme je viens de le faire et ils se disent : on va le tuer dans son jardin, tout le monde pensera que ce ne peut pas être lui qui s’est montré aussi imprudent et on dira que, justement,  l'apparente imprudence planque son crime.
Compliqués, hein, les esprits tordus ?
Et pourtant…

Par ailleurs - mais pas si ailleurs que ça, en fait,- je me disais hier qu’entre la Grèce et l’Ukraine, il n‘y a pas vraiment beaucoup de points communs, historiquement, culturellement, géographiquement. Ianoukovitch ressemblait à Tsipras comme moi au pape. Pas de convergence.
Aucune ? Si. Et de taille. Ils sont tous les deux - "était" pour Ianoukovitch relayé par celui qui fait assassiner sous ses fenêtres - des gêneurs quant aux désirs d’expansion de l’Europe dans sa recherche de laboratoires géopolitiques où expérimenter le Tout financier.
Le premier, on l’a éliminé sans vergogne, l’accusant de tous les maux, même si, certes, il n’était pas un ange. Mais pas plus démon que Bruxelles, Merkel, Obama ou Hollande.
Le second…. Le second…. Ça lui pend au nez. Il aura certainement son Maïdan à lui, offert sur un plateau et sans doute les taupes sont-elles déjà à l’œuvre.

11:20 Publié dans Acompte d'auteur | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | Bertrand REDONNET

Commentaires

Une nouvelle dictature des colonels ?

Écrit par : Feuilly | 28.02.2015

Hum.... "un combattant acharné contre la corruption",
clame Hollande.
On sait pourtant que la corruption n'avait jamais été aussi florissante que sous Boris Elstine

Écrit par : Bertrand | 28.02.2015

Les commentaires sont fermés.