30.07.2013
Célété
C’est une saison admirable, l’été. Un train à Brétigny déraille et fait sept victimes, un autre en Espagne tue plus de soixante-dix personnes, deux autres encore entrent en collision en Suisse. Puis un car italien fait un plongeon dans un ravin et anéantit une quarantaine de gens. Pendant ce temps-là, les orages furibonds estropient un facteur dans les rues de Nantes, détruisent une maison là-bas, tuent plus loin, dévastent, étranglent, saccagent, renversent des toits cul par-dessus tête, inondent des campings, fracassent des arbres qui, dans leur chute, écrasent des automobilistes...
C’est vraiment charmant, l’été. Toujours fidèle à elle-même, c’est une saison qui nourrit grassement le chroniqueur en catastrophes. La peur et la mort, ça fait de l’audience. Beaucoup plus que le bonheur de vivre.
Je me languis donc de revoir septembre et la sérénité de ses couleurs. Je me languis de l’automne, en regardant passer l’été des villégiatures-tragédies.
Sur ce, je ferme la boutique quelques jours, pour bien faire voir que c'est la saison où l'on ferme la porte derrière soi, sans que cela ne soit un drame (!)
Je retourne à ma musique. CD sans doute terminé à la fin de ce mois. Aux premiers jours de septembre. Un mois qui chantera. Peut-être...
08:38 Publié dans Acompte d'auteur | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : littérature, écriture |
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