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10.07.2013

Vous en reprendrez bien un p'tit chouïa ? Où y'a d'la gêne, y'a pas d'plaisir...

Mini-tomates-au-saumon-marine.jpgL’actualité du monde est bien dramatique, ma brave dame ! Hé oui, que voulez-vous qu'on y fasse, nous autres ?
Surtout ne pas en dire un mot, au risque de ne dire que de basses âneries. Et puis, un blog est-il fait pour commenter les drames sanglants de la paranoïa humaine ?
Alors disons plutôt, tenez, l’autre versant de l’actualité, l’ubac, celui qu’on ne voit pas toujours, plongé dans l’ombre qu'il est. Celui qu’on ne veut pas voir aussi, qu’on vit pourtant tous les jours dans un endormissement digne de celui des bovins.
Vous aimez les tomates, par exemple ? Est-ce que vous aimez les tomates au saumon, avec un soupçon de crème fraîche et un brin de persil, l’été, sous les frondaisons généreuses d’un tilleul, d’un chêne ou de toute autre essence plantée en votre jardin ? Humm… Absolument délicieux, avec un verre de rosé bien frais. Elle n'est pas belle, la vie ?
Bon, ben, c’est bien joli tout ça, mais, désormais, simplifiez-vous la donc, cette vie ! N’achetez plus que les tomates. Car un bon nombre d’entre celles qui circulent dans vos assiettes où se régalent vos justes appétits, sont bourrées de gênes prélevés sur... des saumons !
Oui, expliquent, bonnards et le verbe suffisant, les scientifiques, ces gênes de saumon sont là pour la résistance du plant de la tomate au gel, car, comme chacun devrait le savoir, le saumon est un poisson qui évolue dans des eaux très froides  et ses gênes sont alors de nature- oh quel vilain mot ! - à lutter contre les basses températures.
Hé, hé, on le voit :  pour les géants de l'OGM et des marchés qui vont de pair, où il n'y a pas de gênes, il n'y a pas de plaisir  !
Mais j'y pense :  avez-vous vu le film Soleil vert, cette  fiction située en 2022 ?  Non ? Bon, ben, faites donc aussi, en sus du saumon, l'économie d'une séance, parce qu'on y est quasiment en 2022 et la fiction,
confrontée à la réalité, risque fort de passer pour de l'imaginaire à l'eau de rose.
Bon appétit,  messieurs dames !

11:58 Publié dans Acompte d'auteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, écriture |  Facebook | Bertrand REDONNET

09.07.2013

Une résolution humaniste

squelette.jpgElle dit qu’elle fera de très longues études car elle veut être un médecin.
Un chirurgien, plus exactement.
Je fais une moue qui se veut admirative, sinon encourageante.
Et je renchéris que c’est là un métier des plus nobles. Un métier, un art, une science qui sauve la vie des gens. Que j’admire les chirurgiens, capables qu'ils sont d'aller, avec la précision d'un horloger, extraire le mal au plus profond de la complexité du corps humain et que, de surcroît...
Oui, qu'elle interrompt mon dithyrambe, mais moi je veux être chirurgien... Comment dit-on déjà ? Chirurgien qui dissèque…
Médecin légiste ?!
Oui, c’est ça.
Je fais une moue qui se veut interloquée, sinon décourageante.
Drôle d’idée ! Et pourquoi donc ?
Parce que comme ça je ne risque pas de tuer mes patients.
Je fais une moue de je ne sais trop quoi.
Tout en admettant que l'argument est on ne peut plus imparable.

11:21 Publié dans Acompte d'auteur | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : littérature, écriture |  Facebook | Bertrand REDONNET