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16.08.2011

Lettre à mézigue

Jean-Jacques.jpgA toué mon ami des lisières, arpenteur des rondes frontières et d’ailleurs…

De retour de la Creuse, après une mise au vert et des « mériennes régénératrices », je t’écris cette bafouille depuis mes champs derrière et ce petit bout du Poitou qui nous rassemble et nous ressemble… où les pierres usées des chemins creux murmurent des histoires d’hier et d’aujourd’hui.
Des nouvelles des bouts de chandelle qui arpentent les venelles avec un peu d’humanité au bord des cœurs en bandoulière.
Juste envie de mettre en partage nos talus vagabonds où poussent les coquelicots frêles et résistants.
Une petite bafouille pour tisser cette histoire, qui par-delà frontières et barrières, fait rimer joliment ces mots tant de fois galvaudés, fraternité et humanité.
T’en souviens-tu de ces premiers courriels où je te parlais de cette envie de mettre en voix ton « Zozo » ?
Et puis, guitare en bandoulière, tu es venu l’automne dernier pour la création de cette lecture à haute voix, « Zozo, chômeur éperdu ».
Avons parcouru le Poitou-Charentes, de village en village et depuis « Zozo » va son chemin…

Cet été, le « Zozo » a même été programmé au « festival au village » à Brioux-sur-Boutonne et au festival « Contes en chemins » à Sainte- Eanne (avec en prime, ta présence avant que tu ne repartes vers ton « exil », là-bas…)

Et dans « la grande et belle chaîne du livre… », loin des beaux discours, en artisan de la lecture, en semeur de paroles aux quatre-vents, je continue à semer mes petits cailloux… non… nos petits cailloux… sans toué mon ami des lisières, cette lecture de « Zozo » n’aurait pas emprunté les routes vicinales et improbables, loin des lieux institutionnels de la culture et de la littérature…
Et sais-tu qu’en colporteur, j’ai toujours dans ma valise à histoires et à mémoires, tes livres que je vends en marchand des quatre-saisons… ?
Et sais-tu que nous n’avons pas fini notre ouvrage ?
De nouveaux projets, de nouvelles rencontres, fleuriront  nos saisons à venir…
En attendant de te revoir, toi et ta p’tite famille, et de te donner des nouvelles d’ici,
Je t’embrasse en braconneur de paroles,
je te salue en arpenteur de livres,
je te serre la pogne en passeur de mots
je t’envo
ie de grandes brassées fraternelles…

Jean-Jacques

10:13 Publié dans Acompte d'auteur | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature |  Facebook | Bertrand REDONNET

Commentaires

Un festival à Brioux-sur Boutonne, diable, ça ne s'invente pas et ça donne furieusement envie. Je n'oublie pas quant à moi que c'est grâce à ce drôle de Zozo que nous nous sommes en quelque sorte rencontrés. Merci pour votre envoi que je viens de découvrir en retrouvant mes quartiers lyonnais et dont il sera question sur Solko le temps venu.

Écrit par : solko | 17.08.2011

Cher Solko, votre retour sur ces pages me ravie.
Jean-Jacques me disait : Ces petits festivals de village sont mes " Avignons" à moi qui suis un gars de peu. Le talent associé à une modestie que je sais ne pas être feinte.
Content aussi que Le Théâtre des choses soit arrivé à bon port.Vous en direz ce que votre lecture vous en aura dit. Il va sans dire que si elle ne vous disait rien vous n'en diriez rien. Le premier plaisir est que vous soyez lecteur de mon travail de l'hiver dernier.
Amitiés

Écrit par : Bertrand | 18.08.2011

Les commentaires sont fermés.