mardi, 16 septembre 2008

La musique ça se conjugue au présent

A l'époque de la publication de mon bouquin sur Brassens, je recevais beaucoup de courrier. Par la poste.

Un Monsieur québecois et médecin de son état m'avait ainsi fait parvenir une longue missive dans laquelle il me disait s'être acheté à Paris la même guitare que Brassens, chez le fameux luthier Jacques Favino, et qu'il s'évertuait à jouer exactement, au centième de mesure près, comme le bon Maître.

J'avais répondu - gentiment - que je n'en voyais ni l'utilité, ni le plaisir qu'on pouvait en tirer. Que l'éternité d'une oeuvre résidait précisément dans sa relecture subjective, affective, sensible, adaptée à soi.

Récemment j'ai découvert ça. Et c'est simple et c'est beau et c'est juste.

Contacté, l'artiste m'a donné l'autorisation de publier ici sa vidéo.

Oui, la musique, ça se conjugue vraiment  au présent.

Quand on prend sa guitare, il n'y a pas de concordances des tons au passé, sinon décomposé.


Trackbacks

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Commentaires

Oui, il y a beaucoup d'émotions dans cette interprétation. On sent que le chanteur vit vraiment ce qu'il dit et il s'exprime d'une manière disons ... plus désabusée, plus intime, plus personnelle, une manière qui correspond bien à notre époque.

Ecrit par : Feuilly | mercredi, 17 septembre 2008

C'est très bien, mais pourquoi se cache-t-il ?

Ecrit par : ms | mercredi, 17 septembre 2008

Voilà une question qu'elle est directe, Martine. J'avais moi aussi envie de voir son visage. Puis je me suis dit que l'important c'était la guitare et les mains. Enfin, fallait croire. Bertrand nous dira...

Ecrit par : michèle pambrun | mercredi, 17 septembre 2008

Quand on chante comme ça et qu'on joue comme ça (la beauté est ici pour moi dans le minimalisme bien conduit), on a un coeur grand comme ça, sans doute.
Et c'est vrai qu'il manque peut-être ce regard qui fait les clins d'oeil.
J'ai demandé à l'artiste de vous répondre ici. Comment pourrais-je m'octroyer le droit de parler à sa place ?
Je vous le demande bien, gentilles mesdames que je remercie, par ailleurs, d'être passées par là et d'avoir pris le temps de l'écoute.

Ecrit par : B.redonnet | jeudi, 18 septembre 2008

Bertrand, et si c'était vous le chanteur masqué ?

Ecrit par : ms | jeudi, 18 septembre 2008

J'aimerais bien...
Mais non, hélas, je vous le certifie, Martine.
D'ailleurs, j'ai dit que l'artiste devait avoir un coeur grand comme ça.
Je ne dirais pas ça de moi.Ca le rendrait bien petit, tout d'un coup.

Ecrit par : B.redonnet | jeudi, 18 septembre 2008

Vous nous intriguez cher Bertrand.

Ecrit par : michèle pambrun | jeudi, 18 septembre 2008

Je dois l’avouer : ces mains sont les miennes.
Merci à Bertrand et à ceux qui auront apprécié cette reprise.
Je suis tombé amoureux de cette chanson en l’entendant chanter par Jo LeGuen, ramant en pleine tempête au beau milieu de l’océan. Lui, n’a même pas eu besoin de guitare pour me faire pleurer.
Quant à mon visage, j’attends de pouvoir m’acheter une belle moustache pour le montrer !
Le bon maître me le pardonne.

Ecrit par : Stef | jeudi, 18 septembre 2008

Le noir et blanc a du bon, je vais rougir !
Jo LeGuen à traversé plusieurs océans en solitaire, à la rame : un Martin des temps modernes. Heureusement pour moi, j'étais dans mon canapé, devant ma télé, quant je l'ai vu chanter.

Ecrit par : Stef | jeudi, 18 septembre 2008

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