15.02.2008

Quand le pouvoir goupille avec le goupillon

 1- Une sorte de Richelieu - le génie politique en moins - a déclaré avant-hier :

"Et jamais je n'ai dit que l'instituteur était inférieur au curé, au rabbin ou à l'imam pour transmettre des valeurs. Mais ce dont ils témoignent n'est tout simplement pas la même chose. Le premier témoigne d'une morale laïque, faite d'honnêteté, de tolérance, de respect. Que ne dirait-on pas d'ailleurs si l'instituteur s'autorisait à témoigner d'une morale religieuse ? Le second témoigne d'une transcendance dont la crédibilité est d'autant plus forte qu'elle se décline dans une certaine radicalité de vie.."

Voyons voir.....L'honnêteté, la tolérance et le respect ne sont pas des valeurs transcendantes ?
Bon, d'accord, mais - excusez-moi d'être emmerdant, Monsieur -  le laic, lui, dont la vie n'est point radicale, sa crédibilité est donc moindre ?

Et vous, vous êtes catho, je crois...Je veux dire, "je pense"...Parce qu'avec vous, le verbe "croire" on sait pas où ça peut mener...
Alors, donc, vous êtes catho ? Attention à votre radicalité de vie alors . Vous vous dirigez tout droit en enfer, diantre ! 

 2- A Rome, transcendé sans doute par la proximité de célestes chuchotements, le premier cardinal  de France - toujours sans le génie politique - avait déclaré :"Dans  la transmission et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur"

Ca, c'est bien vrai.
Parce que l'instituteur, il arrive - pas souvent mais ça arrive des fois - qu'il soit de gauche. Et ça,  c'est très, très mal....
Mais vous devriez quand même, au moins une petite  fois, lire Nietzsche : " Ce qui est fait par amour est toujours fait par-delà le bien et le mal..." Vous verrez, ça se lit assez facilement. Si c'est bien traduit, bien sûr.

3- Et puis, se lâchant complètement, le cardinal avait assèné  d'éblouissantes contre-vérités, parmi lesquelles une perle à vous couper le souffle :

"Le drame du XXème siècle n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence."

Parce que s'il y avait eu excès,  il n'y aurait pas eu de drames ?  Relisez l'histoire, Monsieur, et tenez cette fois-ci votre livre dans le bon sens, bon sang d'bon sang!

Et puis, Monsieur le Président de la raie publique, (pas le poisson comme chez Bobby Lapointe, mais l'indicible raie),  je n'ai pas remarqué, distrait que je suis,  que Dieu s'était beaucoup absenté ...

Vous avez parlé aussi des Nazis qui avaient voulu créer un monde sans Dieu ? Savez-vous seulement que la boucle de leur ceinturon portait l'inscription : " GOTT MIT UNS " ?

ATTENTION ! Ce qui n'assimile en rien les religieux aux Nazis, (parenthèse prudente au cas où l'un de vos chiens de garde ensoutané me lirait et vous  conseillerait de porter plainte.) Ca se fait beaucoup en ce moment, de porter plainte, dans votre radical entourage.
Allez, je vais me coucher, tenez, et je me demande si je dois rire, pleurer de dépit ou bouffer mon chapeau devant tant de confusionnisme intéressé  et face à  l'irresponsabilité des 53 pour cent de gaulois crétins qui vous ont donné l'micro !

 

15:20 Publié dans Critique et contestation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : litterature |  Facebook | Bertrand REDONNET

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