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15.12.2018

Le jaune, les gilets et ma vie...

20180719_095910.jpgPour garder estime de soi sans pour autant en être fier, je crois qu’il faut toujours essayer de ne voir que le réel dans sa propre vie, que le vrai, que la direction prise par le vent pour faire voguer l'existence.
Et tenter ainsi de ne pas se perdre en considérations amphigouriques et idéologiques, lesquelles constituent toujours autant de mensonges pour enluminer les postures.
Je suis dès lors assez amusé de voir en ce moment les «révolutionnaires» de canapé faux-cuir de chez Carrefour twitter leur soutien, voire leur admiration, aux gilets jaunes. Blottis derrière leur clavier, ils applaudissent et se gargarisent de mots.
Creux, parce que, comme chacun le sait, plus c’est creux,  plus ça résonne et moins ça raisonne…
Ça m’agace donc parce que les gilets jaunes, qui me sont en soi  pourtant sympathiques dans leur rôle de contestation de la richesse confisquée, m’agacent profondément. Et le mot est bien faible.
Ils défendent leur survie, les bougres !  et ils veulent avoir le droit de consommer autant de merdes inutiles que les autres. Il n’y a qu’à les voir tous avec leurs smartphones branchés internet et et caetera... Ils n’ont pas assez de pain pour finir le mois, mais ils ont des smartphones.
La morale est sauve et ils sont ainsi au cœur de nos temps frelatés.
Bref, qu’ils se battent pour avoir plus à grignoter, rien de plus normal et rien de moins louable. Non, non, ne me dites pas qu’ils se battent pour la justice sociale, pour le peuple, pour plus de  démocratie citoyenne, laissez, je vous prie, ces conneries à l’autre cinglé de Mélenchon, à Le Pen, Onfray ou autres vampires de la misère sociale ! 
Ils se battent pour leur beefsteak et ils ont raison. Point. C'est d'ailleurs à partir de cette exigence primaire, fondamentale, que se sont embrasées toutes les révolutions du monde.
Je n'en reste pas moins farouchement contre eux. Parce qu’ils se battent en même temps, sans le savoir bien sûr, pour bousiller la façon dont s'est construite ma vie.
Je m'explique : j’ai beaucoup moins d’argent à ma disposition que n'importe lequel d'entre eux, je suis bien en-dessous des minimas sociaux à la sauce française, mais je vis en Pologne et il faut alors multiplier mon maigre revenu par 4 et des poussières, ce qui fait un salaire plus que correct, surtout que j'habite un modeste et paisible village frontalier de la Biélorussie, que je suis là pour aimer et écrire sans être constamment sollicité par toutes les immondices que charrient les torrents de la consommation ordinaire.
Mais si les gilets jaunes gagnent la bataille, l’euro s’effondre et je me retrouve plus misérable que le plus misérable d’entre eux. Ce ne sera pas un forfait internet dont je devrais me séparer, mais du goût même du pain frais!
Alors, vive les gilets jaunes, mais pas trop fort quand même… Des fois que le cours de l’Histoire entendrait…
Voilà, c’est ainsi,  comme je le disais au début, qu’on ne ment ni à soi-même, ni aux autres.

D'ailleurs, que celui ou celle qui condamne, argumente, pérore ou soutient sans voir d'abord midi à sa propre porte, me jette la première pierre !

17:58 Publié dans Acompte d'auteur | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | Bertrand REDONNET

Commentaires

Justement ! Il vient de sommer midi à ma porte ! Mais peut-être retardè-je ? C'est en effet une vieille Lip...

Écrit par : cleanthe | 16.12.2018

La Lip vous a sommé ?!

Écrit par : Bertrand | 16.12.2018

En retard
Ma Lip a sonné midi à ma porte
J'en ai la lippe toute déconfite

Écrit par : cleanthe | 16.12.2018

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