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18.11.2018

Les ronds-points de la colère

baguettes-de-pain.jpgOn l’aura peut-être remarqué : j’ai supprimé le billet précédent, qui ne disait rien sinon une réaction épidermique devant les manifestations d’une partie de mes compatriotes contre l’augmentation des prix, celui de l’essence ayant servi de détonateur
Le pain, on s’en fout un peu. On n’est plus au siècle de Jean Valjean… A la grand’ rigueur, on peut vivre sans pain, mauvais pour la santé à cause du gluten, en plus !
Mais sans essence, ça non ! D’autant que pour gagner son pain, il faut se déplacer. En voiture.
Pas à dos d’âne, bien sûr.
Nous tournons en rond, bloqués sur les ronds-points de l’absurdité chronique.
Bref…
Après réflexion, je me suis donc dit que la colère de tous ces gens était sans doute légitime et que mon courroux, à moi, n’allait finalement pas vers eux, mais vers les crapules politiques qui, comme toujours, tentent de prendre en marche le train de la misère, histoire de mieux asseoir la fortune de leur boutique personnelle.
Macron fait les poches et les fonds de tiroirs du "peuple". Soit. Ce n’est pas nouveau pour un Président et un gouvernement ayant en charge la sauvegarde d’un système financier. Mais les « avocats » du susdit "peuple" comptent bien, eux, voler la poche elle-même et emporter le tiroir tout entier.
Voire le pantalon et le meuble.
Le pire de ces escrocs, je crois, est Ducon-Aignan, qui, alors que le gouvernement a maintes fois mis en garde contre les risques d’accidents mortels - mises en garde qu’il a balayées d’un revers de sa main opportuniste et sale - s’insurge devant la première victime : Mais combien faudra-t-il de morts pour que le gouvernement entende ?
Dégoutant personnage !
Et puis il y a Corbières, qui, avec ses revenus grassouillets de parlementaire, pique sournoisement dans la caisse des aides à la rénovation pour son logement, Mélenchon le richissime franc-maçon, tellement plein aux as qu'il «oublie» dans un carton le salaire annuel d’un smicard comme s'il s'agissait d'une vulgaire pièce de cent sous ! Il y a également Ruffin, qui dit tout et son contraire, pourvu qu’il donne de la voix comme un chien de meute... Et Le Pen qui vocifère toujours les mêmes contre-vérités et insanités, quelle que soit la nature des évènements.
Comme une pendule bien remontée.
Toute cette horde est main dans la main d'un bout à l'autre de l'échiquier des idéologies. La chaîne de la putasserie.
Dégoutants personnages !
Dégoutants personnages qui, trop occupés à étancher leur soif de pouvoir, ne voient rien venir de la catastrophe Trump-Poutine-Salvini et consorts, sinon en encourageant cette catastrophe et en précipitant les peuples dits souverains dans les bras de la brutalité patriotique et identitaire !
Dégoutants personnages !
Quand le monde aura chaviré dans le cataclysme guerrier, que les morts aux entrailles crevées recouvriront les déserts de la bataille, que l’avenir de leurs enfants sera dévasté, ils seront les premiers, bêlants et chafouins, à inonder la planète de leurs larmes de crocodiles humanistes.

Et puis, je me fais une autre réflexion, tout aussi prosaïque…
Ici, en Pologne, le SMIG est à 1700 zlotys. L’essence est à plus de 5 zlotys ! Non, non, ne convertissez pas en euros, c'est idiot, les gens sont ici payés en zlotys, l’euro n’a rien à voir dans leur vie !
Alors que font donc les Polonais ?  Ils n’ont pas de gilets ? Ils n’aiment pas le jaune ?
 Il y a une erreur quelque part.
Mais il est vrai que le monde tout entier est devenu une sinistre erreur.

11:39 Publié dans Acompte d'auteur | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : écriture, politique |  Facebook | Bertrand REDONNET

Commentaires

Moi j'aime bien aussi les réactions épidermiques. Dans tout ce jaune, il y a tellement de couleurs différentes..Puis le "peuple", rien que le mot, ça m'emmerde. Et ceux qui en appelle à "Lui" encore plus, qui se justifie de Lui... "Peuple" allons donc !!! Ô Peuple lié ! Ô peuple plié !!! -) Pff...

Écrit par : cléanthe | 18.11.2018

On est bien d'accord, Cléanthe.
Tant que j'aurais dû mettre le mot entre guillemets. Que je vais mettre "le peuple" entre guillemets.
Comme une chose qui n'existe pas en soi, sauf pour servir les différents discours.

Écrit par : bertrand | 18.11.2018

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