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07.05.2014

Odessa

Image1.jpgPlus de quarante insurgés - ceux que la presse occidentale appelle des «terroristes» alors que pour ceux de Maïdan elle parlait de «manifestants pacifistes» - sont brûlés vifs après un incendie allumé à dessein par les partisans de l’Ukraine unie et de l’Europe.
Un crime sauvage. Un guet-apens répugnant.
Que dit cette Europe des Sages ? Que disent les démocraties ? Que dit le général en chef Obama qui dirige la stratégie de son vassal européen ?
Que disent les bonnes âmes de Bruxelles ? Que dit Hollande ? Que dit Fabius ? Que disent les responsables polonais, anglais,  belges, allemands, suédois, italiens ?
Rien. Strictement rien. Bouche cousue. Mais où sont donc passés leur soif de justice, leur goût pour la paix, leurs incantations à la modération ? 
Ils balbutient quand même leur leitmotiv : c’est de la faute à Poutine !

Et qu’est-ce que j’en ai assez, moi, de me faire traiter de pro-russe parce que je refuse de cautionner les mensonges et les crimes et les magouilles de l’Europe, des Etats-Unis, de l’Otan et du FMI !
Les esclaves voient  toujours en filigrane un cheval de Troie dans la pensée de l’homme libre.
Parce que leurs âmes incapables sont binaires : on est « pour » ou on est « contre ». Avec ce schéma-là, elles ne peuvent se faire que le misérable écho du hurlement du plus grand nombre, soit le hurlement des loups qui les commandent à distance.
Pourtant, sciemment ou non, l’Europe est en train de scier la branche sur laquelle elle est assise.
Et la diplomatie américaine se frotte les mains, ouvre tout grand ses poches dans lesquelles se déverseront, après le chaos escompté, des torrents de dollars !
Si tel se concluait ce drame, je me demande aujourd’hui dans quels rangs je prendrais position. Pas du côté des occidentaux, c’est certain. Pas de celui de Poutine non plus. Peut-être de celui des Ukrainiens qui se réclameraient de leur lointain et généreux compatriote, Nestor Makhno.
Autant dire que je resterais certainement le cul sur ma chaise.

Illustration : Philip Seelen

11:34 Publié dans Ukraine | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : ukraine |  Facebook | Bertrand REDONNET

Commentaires

"Et qu’est-ce que j’en ai assez, moi, de me faire traiter de pro-russe parce que je refuse de cautionner les mensonges et les crimes et les magouilles de l’Europe, des Etats-Unis, de l’Otan et du FMI"
On peut (a grand peine) demeurer libre de beaucoup de choses sauf, hélas, du regard que les autres ont décidé de poser sur soi. C'est vrai que les 40 morts d'Odessa n'ont pas remué les consciences, vu d'ici. Pas plus que crucifiés de Syrie.

Écrit par : solko | 07.05.2014

Les consciences n'ont pas été remuées car notre bonne presse a noyé le poisson. En gros, elle a dit ceci : ces gens l'avaient un peu cherché en attaquant ceux qui manifestaient pour l'unité de l'Ukraine. S'ils n'avaient pas eu l'âme séparatiste, ce ne serait pas arrivé. Les voilà punis de vouloir soutenir les terroristes de l'Est.

Écrit par : Feuilly | 07.05.2014

Oui, Solko, s'exprimer c'est offrir le flanc à tous les jugements ou, plus exactement, les pré-jugements. Pour ne pas dire les préjugés. Il est bien plus commode de dire de celui-ci "il est ceci" que de chercher pourquoi il s'exprime de telle ou de telle façon. On peut ne pas être d'accord, bien sûr.. Fort heureusement. Mais qu'on argumente, bon sang ! Et autrement qu'en récitant les messes médiatiques !
Comme vous le dites, on n'y peut rien, sinon à rester muet.

A vous deux : ça ne remue pas les consciences parce que celles-ci sont à géométrie variable. Ce crime ne va pas dans le bon sens qu'on voudrait nous faire prendre. Les méchants, les salauds, les criminels, ceux qui ont brûlé des hommes, ne sont pas du côté ( défini a priori et une fois pour toutes,) des méchants, des salauds, des criminels, alors, évidemment, bouche cousue.
Quand les mouches changent d'âne, ça tousse dans les chaumières de la bonne conscience et du bon droit.
Dégoût...

Écrit par : Bertrand | 07.05.2014

Je note ceci. Ou " quand les fauves dévoilent leurs intentions à mots couverts" :

"La crise pourrait d'ailleurs conduire l'Otan à envisager une présence militaire permanente dans ses pays membres en Europe de l'Est: "Je pense que nous devrions y réfléchir", avait estimé mardi le général Philip Breedlove, commandant des forces de l'Otan en Europe."

On y est ! Bravo !

Écrit par : Bertrand | 07.05.2014

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