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28.04.2014

Mensonges et manipulations à tous les étages

Ukraine.jpgBientôt sont les élections européennes...
Mais savez-vous vraiment pour qui vous vous apprêtez à voter, de quelque pays dont vous soyez le ressortissant parmi les 28 concernés ? 
Pour une organisation de dangereux falsificateurs qui ont tu et fait semblant d'ignorer, par intérêt, les exactions des pires nazis que le continent compte encore sur sa vieille croûte.
En effet, de plus en plus, s’accumulent ça et là les indices selon lesquels les snipers qui ont tué 30 personnes le 20 février dernier à Maïdan tiraient depuis le neuvième et le dixième étage de l’Hôtel Ukraina et visaient tantôt les manifestants, tantôt les policiers.
Le but était donc de créer le chaos et un point de non-retour pour prendre le pouvoir par le sang et le crime, en profitant de l’erreur, fort prévisible au demeurant, de Ianoukovitch qui venait de mobiliser ses forces spéciales.
On avait beaucoup de doutes, certes. Mais une télévision allemande, ARD, vidéos à l’appui, semble apporter aujourd’hui les preuves des différents soupçons et allégations.
Et c’est donc à ce pouvoir issu du meurtre, de l’assassinat, de la manipulation, que L’Europe, le FMI et les États-Unis, tout en accusant Poutine de tous les maux et des ambitions les plus crasses, s’apprêtent à déverser des milliards piqués dans la poche des contribuables !

Les assassins de Maïdan possédaient, de toute évidence, la dextérité nécessaire pour parvenir à leurs fins. Une précision redoutable, une minutie de tueurs : ils tiraient au cœur et à la carotide.
Un journal de gauche polonais, Nie, soutient d’ailleurs que les meurtriers avaient été entraînés en Pologne dans des sections spéciales de l’armée, en septembre 2013.
La rencontre entre Ianoukovitch et trois diplomates européens - français, polonais et allemand - qui suivit immédiatement, comme par hasard, le massacre, n’aurait donc été, si telle est la vérité, qu’une répugnante mascarade, puisque les susdits et soi-disant négociateurs européens savaient déjà que les putschistes qu’ils avaient formés à cet effet allaient dès le lendemain prendre le pouvoir.
Pire : tout était préparé pour que la Russie endosse le crime. Dans une moindre mesure, mais dans un esprit tout aussi barbare, ce fut exactement la méthode employée par Staline à Katyń : massacrer avec des armes allemandes pour faire endosser à l’Allemagne nazie la responsabilité du carnage !
Si cela s’avérait… écœurement et nausée.
Et découragement de l’esprit devant cette récurrence : les victimes n’ont toujours de cesse qu’ils n’imitent les perversités de leurs bourreaux, la délégation diplomatique étant conduite par Sikorski, un Polonais.

Pourquoi tout ça ? Pourquoi tant de mensonges, tant de falsifications, tant de presses et d’informations hurlant avec les mêmes loups ? Pourquoi ces Européens bassement complices de cette gigantesque fumisterie ?
Parce que les Etats-Unis sont ruinés, au bord de la faillite. Il leur faut dès lors conquérir de nouveaux marchés, notamment ceux que détiennent la Russie et la Chine, et il leur faut pour ce faire dessiner une nouvelle carte géopolitique capable de mettre ces conquêtes à pied d’œuvre. La Syrie et la Crimée ont à cet effet le même rôle : le contrôle de la Méditerranée orientale. En Syrie, les Américains ont échoué à la dernière minute, sur une ruse diplomatique russe. Ils essaient donc de forcer le barrage en Ukraine où ils feront coup double si l’histoire bascule dans leur sens.
Coup double parce qu’en fâchant définitivement Moscou et Bruxelles, les États-Unis s’accaparent la part du lion dans les marchés européens bientôt soumis aux clauses d’un infâme traité transatlantique où seules les multinationales auront le pouvoir réel de décision, au-dessus des structures politiques.
Déjà, magnanime, Obama a proposé de fournir le gaz et les matières premières que Moscou fournit actuellement.
Mais il faut préalablement préparer le terrain, c'est-à-dire ruiner la Russie, la mettre à genoux, briser son économie, faire fuir ses capitaux et, si possible, faire en sorte que le peuple russe, exsangue, appauvri, isolé,  renverse lui-même le pouvoir actuel. Tout cela, évidemment, en rendant aux yeux du monde
la folie expansionniste de son actuel dirigeant comme seule responsable du désastre.
Les États-Unis n’ont cependant pas encore les moyens juridiques, financiers et géopolitiques de le faire sous leur seule responsabilité. Ils s’appuient alors sur l’Europe, laquelle est en train de tuer son intérêt géopolitique, culturel et historique de voisinage continental avec la Russie pour se prostituer Outre-Atlantique.
Et tout ça au nom de la liberté du peuple ukrainien, lequel est, dans cette sale affaire, manipulé plus que tout autre. Une sale affaire, aux enjeux tellement énormes que si Poutine continue de faire la mauvaise tête et refuse de se plier aux ambitions de Washington, de l’Otan et des oligarques européens, elle risque de nous conduire, comme je le pressentais dès cet automne, au cataclysme.

Voilà donc l’enjeu des élections européennes : cautionner des gens qui, déjà, de fait, en dissimulant la réalité des faits survenus à
Maïdan et en continuant de soutenir mordicus le pouvoir insurrectionnel de Kiev, ont du sang sur les mains.
Il est par ailleurs à remarquer,
dans ce scénario suicidaire, qu’on fait jouer à la Pologne exactement le même rôle qu’on a fait jouer à la Turquie dans la guerre de Syrie : on s’appuie sur le vieux sentiment russophobe et revanchard en l’alimentant encore de propagande, on souffle sur la blessure, et on la place ainsi sur l’échiquier comme fer de lance de l’attaque.
Et ça fonctionne à merveille, avec l’amicale complicité des socialistes français et de la droite allemande. Mais tout ce beau monde, une fois que les dés seront jetés, une fois que sera franchi le Rubicon, tirera, c’est certain, son épingle du jeu bien mieux qu’elle ne saura le faire elle-même.

13:58 Publié dans Ukraine | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | Bertrand REDONNET

Commentaires

http://www.voltairenet.org/article183517.html

En s'attaquant à l'économie russe, les USA s'attaquent indirectement à l'économie européenne. Ils font donc d'une pierre deux coups.

Écrit par : Feuilly | 28.04.2014

Oui, en France, les rares voix qui se font entendre, à droite, à gauche, de front, pour motiver la population au vote prochain, défendent l'idée d'une Europe capable de s'opposer à Poutine... Triste objectif. Ah l'ingérence, ça démange, ça tue en toute bonne conscience, avant de secourir, de placer ses billes. Les russophobes ukrainiens ont certainement de très solides raisons pour l'être, nous, nous n'en avons aucune, à moins de craindre que Poutine ne rallie Hollande à sa cause, ce qui n'est pas impossible, si le vent russe fait finalement tourner le moulin français, car manipulation et propagande U.S ont tout de même un écho incertain. Bon, j'espère qu'on laissera les Ukrainiens décider de leur sort et non pas du nôtre... On en arrive à en douter. Quand même, les nations, je peux comprendre qu'on y tienne (même si ce n'est pas mon cas), mais ça ne tient pas à grand chose...

Écrit par : Stéphane Prat | 28.04.2014

Ah ces intellectuels français! toujours pro-russes! , peu importe l'époque historique (je pense entre autre à Sartre et autres prêtres de la gauche intellectuelle), et nous, les Polonais, les hommes malades de l'Europe dans leurs yeux. Les Allemands pareil. Hélas, mais aujour'hui ce sont les Américains qui essaient d'avoir les couilles à l'égard de Putin qui se comporte comme un voyou, qui se moque de l'Europe et à qui l'URSS c'est la référence. La Coréé du Sud sous la botte américaine a beaucoup souffert tandis que la Corée du Nord sous la botte soviétique a fleuri. Amitiés.
ps
Imaginons, si les Américains se désintéressaient complétement de l'Europe; quel profit pour ce continent si Putin prenait toute la place...

Écrit par : Marian | 30.04.2014

Cher Marian, je te rappelle ceci :

- Traité selon lequel l'Otan ne chercherait pas à s'élargir à l'Est, notamment en Europe centrale, après la chute du mur... Traité largement bafoué depuis longtemps.
- La Syrie : qui s'appuie sur les criminels djihadistes ? Poutine ? ( Plaisanterie : Je sais que tu préfères l'orthographe polonais Putin, car en français, ça fait double emploi)
- Le Kosovo : qui a humilié la Serbie en violation du droit international si généreusement invoqué aujourd'hui ? Droit à géométrie variable, donc ?
- Les soi-disant "printemps arabes", par qui ont-ils été fomentés sous les bombes et dans le sang ?
- Qui soutient la politique expansionniste, criminelle, de l’État d’Israël dans les territoires conquis sur la Palestine ?
- Qui espionne sans vergogne des millions et des millions de gens européens en vue de la signature de l'infâme traité à venir sur le commerce transatlantique et selon lequel ce seront les multinationales qui diront le droit et non plus les États politiques et souverains ?
- Qui avait ouvert des prisons clandestines et de tortures sur le territoire polonais ?

ça fait beaucoup, tout ça, Marian. Et si tu appelles ça avoir des couilles, alors je veux bien me passer de couilles.

C'est trop simple, trop manichéen : Les méchants sont les Russes, les bons les Américains...
Dès qu'on met le doigt sur tous les crimes perpétrés dans le monde par les USA, sur les torrents de sang qu'ils ont partout déversés, on est pro-russe, selon Toi ?
Allons, allons, Marian. L'intelligence ne consiste-t-elle pas à chercher une troisième voix ? Celle du libre-arbitre ?
Ta référence aux intellectuels français ne tient pas la route, car ce n'était pas de leur part un soutien à la Russie en tant que telle, mais un soutien à un régime, à un système.
Encore qu'il ne faille pas mettre tout le monde dans le même panier( Nizan, Vailland etc....)
Et tu sais très bien aussi que jamais je ne soutiendrai ni n'ai soutenu le système bolchevique, pas plus que je ne suis aujourd'hui un partisan de Putin...

Ceci dit, Marian, j'ai 63 ans... L'avenir que prépare l'oncle Sam, ce n'est pas pour moi que je m'en soucie, ce n'est pas par anti-américanisme primaire ou par idéologie.
C'est pour ceux qui nous suivront. Sur le chemin qu'ils auront à faire pour trouver leur liberté et, si possible, leur bonheur, les Américains seront plus dangereux que Moscou.

Écrit par : Bertrand | 30.04.2014

" Sur le chemin qu'ils auront à faire pour trouver leur liberté et, si possible, leur bonheur, les Américains seront plus dangereux que Moscou."
Je rajoute : surtout en Pologne où tous les œufs auront été mis dans le même panier et, en plus, avec un voisin puissant et agressif qui n'oubliera pas.
Pour la France ou l'Allemagne, ce ne sera pas la même chose. Elles auront les moyens économico-financiers pour atténuer peu ou prou l'hégémonie anglo-saxonne et la Russie est loin !
Voilà bien qui me fait enrager !

Écrit par : Bertrand | 30.04.2014

Tiens, j'en rajoute une couche, cher Marian : un lien prouvant la gentillesse et la grandeur de la civilisation chez tes amis. Et je te fais remarquer que ce n'est pas extrait d'un journal de gauche, loin s'en faut :

http://www.lefigaro.fr/international/2014/04/30/01003-20140430ARTFIG00054-oklahoma-un-condamne-a-mort-agonise-plus-de-40-minutes.php

Si c'était en Russie, on entendrait vociférer toutes les bonnes âmes des démocraties occidentales et ont les entendrait crier à la torture et au crime !
T'as entendu quelque chose, Toi ?
Moi, non.

Écrit par : Bertrand | 30.04.2014

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