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07.03.2014

Le vent se lève...

Avant le drame qui se déroule actuellement en Ukraine, je ne m’intéressais que de loin aux gesticulations sociales-démocrates, sans surprise, atones, d’Hollande et de ses complices.
Mais, de par la nationalité de ma petite famille et de par la géographie où s’écoulent mes jours, ce drame ukrainien me touche et il m’a dès lors bien fallu entendre, lire et comprendre l’attitude haïssable de toute cette clique
littérature,écriturefrançaise.
Voilà pourquoi j’ai Fabius et Hollande dans mon collimateur…
Je lisais donc ce matin que 81% des Français étaient mécontents de leur gouvernement. Après - et pendant- les mensonges et les tricheries diverses qu’il assène, j’aurais dû sauter au plafond. Mais non… Pas du tout…
Car ce que j’ai trouvé dramatique dans les données de ce sondage, c’est qu’il y ait encore 19% de contents. Ce doit être à n’en pas douter des imbéciles endurcis, des gens rompus à la duplicité de l’esprit, à la mollesse du raisonnement, à l’humanisme intéressé, et ça fait beaucoup, quand même, presque 1 sur 5, pour une nation tellement orgueilleuse d’elle-même ! Du coup, c’est le cas de le dire : cocus, battus et contents !
Mais je ne dis plus un mot là-dessus. J’en suis fatigué de rabâcher. Et surtout, qu’est-ce que j’en ai à foutre, au fond ? Ai-je seulement ‘l’ombre d’un ami là-dedans ?
Ah, tout de même ! Un dernier truc. Un truc qui m’a fait écarquiller les yeux tant il prouve encore et encore combien les politiques ont cet art accompli de maquiller, de dénaturer et de manipuler le langage pendant que ces corniauds d’avaleurs de médias n’y voient que du feu. Mais oyez plutôt :
Un journaliste annonce à Ayrault qu’il est à 17% et lui demande, en prenant un petit air mi-affligé, mi-goguenard, mi je-ne-sais-trop-quoi comment il fait, vains dieux, pour gouverner avec une telle impopularité sur le dos ! Une fois n’est pas coutume, il a raison le journaliste : comment fait-on, sinon à coups de bâtons et de mensonges, pour légiférer la vie de millions de gens qui ne vous aiment pas et ne vous accordent aucun crédit ?
Réponse fière et digne du premier ministre :
- Nous gouvernons parce que nous sommes élus. On ne gouverne pas avec la popularité.
Ianoukovitch et Napoléon III auraient pu faire exactement la même réponse ! La manière dont ils ont quitté la scène devrait pourtant inspirer le premier ministre, surtout qu’il soutient comme parfaitement légitime et méritée la chute récente du premier.
Il oublie, ce monsieur Ayrault, que pour être élu, il faut d’abord être populaire dans les urnes et que si cette popularité a fondu comme neige au soleil, c’est qu’il y a eu un problème en route, un couac, et qu’une remise en question s’impose. Mais non, droit dans ses bottes, le gars. En clair : on est élu, on peut faire n’importe quoi et qu’ils aillent se faire foutre !
D’où l’inconvénient de la démocratie quand elle n’est pas directe et avec des pantins révocables à tout instant.
Bon, j’arrête…
Car, comme susdit, qu’ai-je à faire de tout ce chaos de lâchetés ? Ma vie est-elle concernée ?
Mes deux meilleurs amis, plus que des frères, sont morts et ne peuvent dès lors pas en souffrir, et les deux ou trois autres qui me restent sont trop loin pour être réellement vivants. Ma petite famille, quant à elle, a autre chose à faire que de se lamenter sur l’état du monde ; elle a à vivre pleinement sa vie.
Mes solitudes du bord du Bug sont dès lors peuplées de désirs qui ne demandent qu’à être honorés.
Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse !
J’entendais hier soir sur les prairies humides le cri des grues sauvages claironnant leur retour. Le grand mouvement des choses continue, la lumière devient plus gourmande, le soleil plus jaune et plus tiède, l’air plus accueillant, la chanson aux lèvres plus guillerette…
Le vent se lève, il faut tenter de vivre !

 Bon week-end à tous et, si vous en avez l'envie et le temps, je vous recommande cet article très bien documenté de Jacques Sapir

12:46 Publié dans Acompte d'auteur | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature, écriture |  Facebook | Bertrand REDONNET

Commentaires

Mon vieux copain, Bertrand,

Je m'autorise à soumettre à ta pensée cette question alternative:
Un mauvais démocrate est-il préférable à un bon dictateur?...
Je sais, c'est schématique, mais bon, le monde dans lequel nous vivons ne se résume-t-il pas à cela?

Pour ma part, amoureux que je suis de la liberté individuelle, je serai enclin à chier autant à la gueule de l'un et de l'autre...

Mais trêve de prosaïque vulgarité. Qu'est-ce que tout cela en comparaison du merveilleux fragment de Valéry que tu cites et auquel je me permets d'ajouter:

"Les cris aigus des filles chatouillées,
Les yeux, les dents, les paupières mouillées,
Le sein charmant qui joue avec les feu,
Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent,
Les derniers dons, les doigts qui les défendent,
Tout va sous terre et rentre dans le jeu!"

Après cela, peut-on encore prendre Ianoukovich, Poutine, Hollande ou Obama au sérieux?...


Tendres bises de Paris (où le printemps commence à faire fleurir les jeunes filles et les jeunes garçons).

Écrit par : Lesly | 08.03.2014

Cher Lesly, je te retourne la question avec un grand et amical sourire : un mauvais démocrate n'est-il pas déjà un dictateur, tout comme un mauvais dictateur n'est-il pas déjà une espèce de dictateur :))
Mais tu as raison : il y a la poésie qui s'exprime bien par-delà tout ça.
La bise, jeune et ardent individualiste !

Écrit par : Bertrand | 10.03.2014

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