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03.03.2014

Moi, Président, …

rubon66.gifCe que je disais, en craignant pourtant le ridicule, dans mon premier texte sur l’Ukraine, semble chaque jour, hélas, mille fois hélas, un peu plus près de la réalité.
Comment donc un pauvre bougre comme moi, aussi pauvre que tous les pauvres bougres que peut porter la terre,  a-t-il pu comprendre avant les maîtres du monde ce qu’il allait advenir de Maïdan pris d’assaut par les groupes paramilitaires ultranationalistes et nazis?
On s’en doute et on me fera cet honneur : cela n’est nullement dû, ni à ma clairvoyance, ni à la finesse de mes analyses, ni à des infos occultes, mais au simple fait que les susdits maîtres du monde mentent comme un seul homme et comme de véritables arracheurs de dents. On les entend aujourd’hui faire mine de pleurnicher sur le brasier qu’ils ont eux-mêmes alimenté, dès le départ, de leurs sournoises jerricanes d’essence et on les voit tous, vierges effarouchées, chantres de la paix et grands prêtres du droit international, exhorter Moscou à la sagesse, après avoir tenté de lui planter carrément un couteau dans le dos !
Poutine porte aujourd’hui ses armes en Crimée : n’allez surtout pas penser que cela me réjouisse ! Mais cette dramatique éventualité était écrite comme le nez sur la figure. Peut-être même était-elle espérée par les grands stratèges qui tirent les ficelles du drame. Car il est impossible, absolument impossible, que l’OTAN,  l’onctueuse armée des diplomates et la horde souterraine des renseignements n’aient tiré aucune leçon de l’expérience de 2008 en Géorgie et n’aient pas envisagé une réaction violente de Moscou. Absolument impossible, répété-je !
De là à penser que l’intervention russe constitue un moment particulier de la vaste partie d’échecs engagée par l'Occident, il n’y a qu’un pas que je me hasarderais bien à franchir… Pourquoi Poutine est-il acculé à cette extrémité ? Parce que c’est lui l’agressé et l’OTAN, avec son rêve d’extension jusqu’à la mer noire suivi d’un isolement total de la Russie, est l’agresseur. La taupe terroriste. Le puissant manipulateur.

Comment dès lors Hollande et les autres «démocrates» peuvent-ils mentir à ce point-là à leurs peuples ? Comment peuvent-ils les tenir dans un tel mépris, dans une telle ignorance de ce qui se joue réellement sur la scène ukrainienne, soutenus qu'ils sont par la meute écumante des médias de tous poils ?
On en a le vertige !
«Moi Président, je soutiendrai toutes les manœuvres de déstabilisation qui s’avèreront nécessaires à une hégémonie des forces de l’Otan partout dans le monde et ce, même en reconnaissant comme démocratiques des coups d’État fomentés par des mouvements d’extrême-droite  dans la poursuite de cet objectif. »

De deux choses l’une, donc : soit ce Président est perdu et ne comprend rien à rien, soit il est un dangereux escamoteur. Un trompeur.
En tout cas, il est indigne de notre considération.
Et en tout cas aussi, quand on pense que ce président sans envergure, versatile, hésitant, est aujourd’hui le chef des armées d’un pays qui se présente comme la cinquième puissance mondiale, quand on pense qu’en deux ans de pouvoir il a déjà engagé son pays dans deux guerres et était sur le point de l'engager,
n’eût été la ruse de la diplomatie russe, dans une troisième en Syrie, on a des frissons dans le dos si on n'est pas un guerrier obtus ou un imbécile chafouin du socialisme made in France !
La crise ukrainienne ne fait que commencer, qui va en révéler bien d’autres.
Une issue fatale au vieux continent n’est plus à écarter, car on a intimé purement et simplement à la Russie l’ordre suivant : laisse-toi encercler sans broncher !
Et déjà Obama laisse entendre-  il laisse entendre seulement - qu’il n’ira pas au G8 prévu en Russie, en juin.  Aussitôt Hollande lui court aux baskets et, sans doute voulant faire mieux que son maître et faire montre de son zèle sans faille, déclare : moi je n’irai  pas ! Na !
On est pris d’effroi !  J’ai mal à ma France ! Aurait-il 
dans ses vues, ce président, de célébrer grandeur nature le centenaire de la Grande Guerre ?

Pour l’heure, Poutine contrôle donc la Crimée sous ses armes. Et il dit maintenant aux occidentaux, pris à leur propre piège ou parvenus à leurs fins  :
- Maintenant qu’on a tous des cartes en mains, discutons, Messieurs !
C’est sans doute ce qui va se passer dans les jours qui viennent. L’ours acculé aux parois de sa caverne par des braconniers qui ne disent pas leur nom a donné son premier coup de patte.
Parmi ces braconniers, figurent la diplomatie française et son président, lequel serait bien inspiré, pour une fois, de chausser de meilleures lunettes et d'examiner d'un peu plus près l'échiquier pour avancer lui-même, d'une main souveraine, responsable et réfléchie, ses pièces, sans attendre qu'on souffle à son oreille défaillante la stratégie à suivre !

11:03 Publié dans Ukraine | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : littérature, écriture, ukraine, politique |  Facebook | Bertrand REDONNET

Commentaires

J'espère qu'il y a encore des gens sensés sur cette planète ?...maois on ne les appelle pas, car " on " a peur de perdre son Siège " Lui Président...Qui saura parler plus fort que lui ?? Qui aura ce courage ?

Écrit par : mèregrand | 03.03.2014

Qu'il chausse ses lunettes et qu'il regarde la taille de l'ours, ça le ferait déjà réfléchir, même s'il est armé.

Écrit par : Feuilly | 03.03.2014

A mon avis, la boîte de Pandore est ouverte... On marche sur des œufs.

Écrit par : Bertrand | 03.03.2014

Les commentaires sont fermés.