lundi, 02 juin 2008
Murs
portes de fer
qui s’ouvrent et puis qui claquent
promesses
longtemps déjouées
inscrites aux primes étoiles
des voies
lactées
pas de surprise
c’est bien là
comme si j’étais
venu déjà
là
les chiens vont toujours au chenil
des odeurs rances
libertés égorgées
pas de crabes
sournois sur les coursives
et pas peureux sur les non-dits
carrés
Infects camemberts où s’agacent
les mouches d’air putrifié
qui dansent aux
bruits des voix qui
elles
hurlent
la douleur et les ordres
bourdons de radio et de silences vaincus
d’autobus au dehors
sur le faubourg ancien
coule le Clain
à des siècles de là
à trois nuages bleus
dans la lumière
striée d'ombres parallèles
et enfin post coma
des gestes de survie
l’autre enfermement là-bas
celui des autres
tout droit
il tourne en rond
l’espoir derrière les murs
cicatrices cousues
cicatrices quand même
et les rues qui défilent
les passants qui s’faufilent
entre la peur d’crever
et l'angoisse de vivre
les gardiens sont dehors
les gardiens sont dehors
ils sont dehors
et
gueulent
gueulent
ils gueulent
de plus en plus fort
et de plus en plus loin
rouges
comme le sang qu'on pissait
sur des tinettes immondes
ils gueulent
dans le vide sans fond
d'un océan où baigne
à perdre pied
l'absurdité des solitudes
et j'ai ma tête de soixante ans
bientôt
inscrite au firmament
enfin je te connais
homme sans loi ni foi
mon frère
08:30 Publié dans Musique et poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : littérature |
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