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mercredi, 12 décembre 2007

Bientôt dans toutes les bonnes pharmacies

 J'ai un ami en France.
Enfin, j'en ai plusieurs, mais celui-ci, c'est un vrai...J'ai partagé avec lui, pendant deux ans, la joie de jouer Brassens en public.

Dominique Le Saout, qu'il a la fantaisie de s'appeler. 
Cet ami, donc, m'a fait parvenir son manuscrit.
Oui, je sais, son tapuscrit. Mais, moi, j'trouve ça con, un tapuscrit. Au diable, les exactitudes de l'étymologie  dans un monde où tout est à peu près faux.
Pour moi, c'est un manuscrit...fait main... Pas standard, quoi.
Donc, j'ai trouvé son manuscrit, même pas tapé sur word , vous voyez, génial...Il trouvera un éditeur...Si cette époque a encore un peu de goût...
Ouais, c'est pas gagné...
L'ami en question m'a demandé d'écrire la 4ème de couv...Au cas où...
Je vous la livre.
Ca vous donnera envie de l'acheter.
Le livre, j'veux dire, pas la 4ème....
Quand le manuscrit de mon ami sera publié....
 
- Allo ? Allo ...? Allo ?
- Bip..Bip..Bip... 
 
   " Quand un copain écrit un livre – ce qui n’arrive quand même pas tous les quatre matins - vous attendez avec une certaine fébrilité qu’il vous offre bientôt le résultat de ses cogitations.
        Vous le connaissez, donc aussi ses poésies, ses doutes, ses colères, ses désirs, ses convictions, ces dernières pouvant muer puisqu’elles sont au vécu et non récitées. Vous vous demandez alors ce que vous allez découvrir que vous ne sachiez déjà.
        Surtout quand vous vivez depuis plusieurs années loin du berceau linguistiquo-affectif.
        Eh ben là, totale fut la surprise et ma première critique fut bien :
« Ah, le salaud ! »
      Parce que voilà un livre où l’écrivain a réussi cette irrévérence de n’écrire que quatre pages sur soixante huit ! Or, il est partout, dans chaque page, dans chaque ligne, dans chaque mot, dans chaque virgule et…dans tous les traits de crayon.
        Ce livre sent mon copain à plein nez : désespoir tourné en dérision, regard désabusé mais toujours joyeux sur les frasques et le grotesque des imbéciles heureux qui font les grands d'ce monde.
        J’ai écrit un jour à Dominique que la mélancolie était la révolte du quinquagénaire. Je rectifie que c’est aussi son éclat de rire.
        La poésie, celle qui accompagne le monde de ses sarcasmes, de sa révolte autant que de son humour, celle que l’on porte en soi, n’a pas de copyright et n’appartient qu’à celui qui sait la lire.
        Preuve en est faite.
        C’est ainsi que ce livre se chante aussi, autant qu’il se dit ou qu’il se regarde.
        Les textes de Georges Brassens sont ici détournés dans ce qu’ils ont d’absolu – je préfère l’absolu à l’intemporel - et semblent avoir été écrits pour tous ces dessins qui, eux, sont pourtant ponctuels.
        L’illusion est parfaite. L’erreur de parallaxe est juste. Brassens était bien, parmi une foule d’autres choses, un humoriste de grand talent et Dominique a réussi la magie de faire se rencontrer deux regards d’une intelligence féroce.
        Cette rencontre a eu lieu chez lui et c’est ce dont il nous rend compte.
        J’ai au final cette conviction qui me peine beaucoup : Tous les négligents qui ne liront pas ce livre ou, pire encore, tous les béotiens qui se permettront la fantaisie de ne pas l’aimer, seront  morts en 2523.
"

                                                                                Bertrand REDONNET
                                                              Auteur de « Brassens, poète érudit » (Arthemus)

Commentaires

Bonjour,

A découvrir "Menaces d'amour", un nouveau polar dont une femme est l’héroïne sur : http://menacesdamour.centerblog.net

A bientôt,

François

Ecrit par : françois | samedi, 08 décembre 2007

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